Mauvaise gestion des ordures ménagères à Lomé

Publié le par afriqueflashinfo.over-blog.net

 

Les foyers gèrent les ordures ménagères au Togo selon qu’ils disposent ou non des moyens. En effet depuis que la municipalité a privatisé ce secteur d’activité, les entreprises de tout genre naissent et signent des contrats assez variés avec les propriétaires de maison. Ainsi donc, si certaines entreprises exigent seulement 6000 Fcfa à la fin du mois, d’autres par contre élèvent le montant jusqu’à 15000 Fcfa ; ce qui met en difficulté beaucoup de foyers par rapport à la faiblesse de leurs revenus mensuels

 « J’ai 5 enfants et une femme à ma charge. Je suis dans la fonction publique au grade D. Ce que je gagne ne nous suffit même pas pour que je signe un contrat encore avec ces ONG de ramassage des ordures », confie le sieur Komlagan, un chef de famille qui utilise régulièrement les terrains non clôturés dans son quartier comme dépotoir. D’autres personnes préfèrent attendre la nuit pour jeter leurs ordures sur la voie publique au prétexte qu’elles manquent de moyens pour s’offrir les services des entreprises de ramassage des ordures. Ces agissements participent non seulement à l’insalubrité de la ville mais aussi à la pollution de l’environnement. A la saison des pluies, les eaux de ruissellement conduisent les ordures déposées sur les voies publiques dans les caniveaux. A un moment donné, lesdits caniveaux deviennent complètement bouchés et empêchent le passage de l’eau. Une légère augmentation de la pluviométrie entraîne l’inondation des zones concernées. Et généralement ce sont des quartiers à faible revenu.


Par contre, ceux qui ont les moyens se paient les services des entreprises qui se chargent de venir après chaque deux semaines ramasser leurs ordures déposées généralement dans des poubelles à la devanture de leurs maisons. « Je suis locataire dans la maison. Nous cotisons 200 F à la fin de chaque mois pour nos ordures et une ONG vient ramasser régulièrement tout ce que nous déposons dans les poubelles » explique M. Kokovi, un étudiant en location à Doumassessé.


Tout compte fait, la gestion des ordures ménagères est moins une question de pouvoir d’achat qu’une question de volonté. Elle est simplement une question d’organisation. Les populations sont invitées à plus de civisme pour ne pas essuyer les conséquences dommageables de leurs propres turpitudes. Quant aux autorités, le maintien de l’ordre public passe aussi par la salubrité publique. Il revient donc à la municipalité de prendre ses responsabilités pour bien réorganiser les services de ramassage d’ordures.




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Publié dans Dépêche

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