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Répression du sit-in des journalistes à Yaoundé au Cameroun !

Publié le par Agence africaine d'information

 

Une manifestation des journalistes camerounais pour célébrer la journée de la liberté de presse et réclamer la lumière sur la mort en détention de leur confrère, Germain Cyrille Ngota Ngota, dit Biby Ngota a été réprimée par les forces de l’ordre, le lundi 3 avril 2010.

Plusieurs centaines de journalistes sont descendus lundi dans les rues de Yaoundé, la capitale politique du Cameroun, pour dénoncer la mort tragique de Germain Cyrille Ngota Ngota, dit Biby Ngota. Ils répondaient ainsi à l’appel de l’Union des journalistes du Cameroun (UJC).

« Que la lumière soit faite sur la mort de Biby Ngota », « Libérez tous les journalistes encore en prison ! », « Oui à la dépénalisation des délits de presse », « Non à la persécution des journalistes »… pouvait-on lire entre autres, sur des pancartes.

Mais, les manifestants qui attendaient organiser un sit-in devant les bureaux du Premier ministre Yang Philemon ont vite déchanté. Ils ont été bloqués à un carrefour par un important dispositif de policiers et de gendarmes armés de matraques et de lance-grenades lacrymogènes.

Plusieurs d’entre eux ont été molestés et bousculés. « Les journalistes n’ont pas respecté les délais légaux de déclaration de manifestation publique. Par conséquent, nous ne pouvons pas les autoriser à faire le sit-in devant les bureaux du PM », a confié une source proche de la primature.

Devant ce déploiement des forces de sécurité, les professionnels de médias ont décidé d’organiser le sit-in au carrefour entourés par les forces de sécurité.

Directeur de Cameroun-Express, le confrère Biby Ngota est mort le 22 avril à la prison Kondengui de Yaoundé. Il y était en détention depuis le 10 mars avec Serge Sabouang (La Nation) et Robert Mintsa (Le Devoir), pour « faux et usage de faux ». Les autorités de ce pays de l’Afrique centrale les accusent d’avoir imité « la signature du secrétaire général de la présidence de la République sur des documents dont ils se servaient pour faire du chantage » à ce dernier. Ce que les détenus ont toujours rejeté.

Selon Issa Tchiroma Bakary, porte-parole du gouvernement, le confrère serait mort suite à des « infections opportunistes » liées au virus du sida. Une version balayée d’un revers de main par les proches du journaliste qui indexent les conditions drastiques de détention.

A noter que la Journée de la liberté de presse est célébrée le 3 mai dans le monde entier.

AFI///04052010/FM

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Publié dans Dépêche

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